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Les inégalités sociales

Le 22 janvier 2016
Les inégalités sociales, l'isolation des maisons et la fusion nucléaire

Les inégalités sociales, l’utilité de l’isolation et un fait sur l’énergie

Cette fois je vais aborder le problème soulevé il y a peu concernant la répartition des richesses : le pourcent le plus riche de la planète possède plus que le reste réuni. Ensuite, j’expliquerai un « piège » dans lequel je suis tombé, comme sans doute beaucoup d’autres, puis j’aborderai les principes de la fusion nucléaire en très simplifié.

Les inégalités sociales.

 

Un pourcent de la population mondiale décide pour tous les autres : ces « plus riches du monde » n’ont pas besoin de tout cet argent pour vivre, ils peuvent donc le réinvestir de toutes sortes de façons pour influencer le monde : financer des dizaines d’études niant le réchauffement climatique pour favoriser une entreprise, verser des pots-de-vin pour faire voter une loi permettant d’échapper à la justice, racheter les brevets de technologies nuisant au commerce, mécénat afin d’accélérer la recherche aérospatiale, armement de pays afin de déclencher des guerres afin de faire tourner les fabriques d’armes…

Vers le mieux ou le pire, ces gens peuvent décider de l’avenir de notre monde bien mieux que les politiciens, qui n’ont qu’une fraction de la moitié de l’argent détenue par les 99% restants, et mieux encore que ces millions de gens vivant sous le seuil de pauvreté et qui ne peuvent utiliser leur argent que pour survivre.

Leurs décisions sont hors de tout contrôle, l’humanité est donc de fait non-démocratique, même si l’on parvenait à instaurer une démocratie dans chaque pays.

On peut s’insurger contre cela, mais il ne faut pas oublier une chose : il y aura toujours des gens qui accumuleront plus de richesses que d’autres et créeront une inégalité sociale. Ce n’est pas de leur faute, c’est une responsabilité humaine en général : nous avons besoin de créer cette inégalité, en tant qu’espèce. Nous avons besoin de répartir ces rôles, d’avoir ceux qui ont du pouvoir et ceux qui obéissent.

Plusieurs mammifères ont le même type de comportement inné : les chiens ont un chef de meute, les rats se répartissent en esclaves et maitres (en très résumé), et chez les humains nous avons les types de personnalités (alpha, beta, gamma,…).

Les inégalités sociales seront toujours là, au lieu de faire une révolution pour redistribuer les ressources et recommencer un cycle, il vaudrait mieux réfléchir à une façon de les rendre compatibles avec nos valeurs : droit de veto politique sur les gros transferts de fonds, impôts plus élevés sur la fortune, allocation universelle,…. C’est à nous de voir ce qu’on veut.

Isolation des maisons, inutile ?

 

J’ai fait un jour le certificat PEB d’une maison dans laquelle il faisait très bon, malgré l’hiver. Pas de champignons, pas d’humidité sur les vitres malgré le froid… Pourtant la maison a obtenu un « F », soit une assez mauvaise note.

Moi-même, en entrant dans la maison, je n’aurais pas jugé nécessaire d’isoler tant il y faisait confortable. Je suis aussi tombé dans le piège du ressenti : s’il n’y a pas de problèmes, pourquoi investir ?

Mais pour une maison de cette taille et de cette configuration, la consommation de mazout était beaucoup trop élevée (oui elle était chauffée au mazout). Pour s’en rendre compte, il fallait prendre des mesures, accumuler les chiffres, et bien sûr les comparer à une maison de référence. C’est à cela que sert le certificat PEB : obtenir un résultat impartial, sans ressenti ou impressions.

Malheureusement, il faudrait de lourds investissements pour isoler la maison, ce qui entrainerait un déficit de ventilation, entrainant de lourds investissements en systèmes de ventilation. Tout ça pour une maison à laquelle on n’a rien à reprocher à priori.

Moralité : Même si une maison a l’air saine et bien isolée, référez-vous à son certificat PEB pour éviter tout effet d’illusion.

La fission nucléaire

 

Le phénomène de base : pour faire simple, l’uranium se désintègre spontanément, libérant de la chaleur et deux neutrons. Il le fait depuis des millions d’années à travers tout l’univers, c’est un phénomène naturel et inévitable.

La touche humaine : cette désintégration peut être provoquée en envoyant des neutrons sur l’uranium. C’est une technique que l’on maitrise assez bien.

Ainsi, si l’on envoie un neutron sur un atome d’uranium, il se transformera en un déchet nucléaire, deux neutrons et de la chaleur. Les deux neutrons produits sont alors capables de stimuler la désintégration de deux atomes d’uranium générant chacun quatre neutrons capables de….

Il s’agit d’un phénomène qui va en s’amplifiant, comme une avalanche. Elle s’arrête lorsqu’il n’y a plus d’uranium et elle ralentit lorsque les neutrons manquent leur cible et sortent du bloc d’uranium.

La technologie : Plus on rassemble d’uranium au même endroit, plus cette réaction se produit, plus il chauffe. Si on dépasse une certaine quantité d’uranium au même endroit, la réaction est si rapide qu’elle génère une explosion, comme une bombe atomique. Mais on peut utiliser un matériau qui absorbe les neutrons émis par la réaction, afin que l’avalanche ralentisse, et ainsi contrôler la réaction.

Les risques : Il s’agit de maintenir la vitesse de la réaction en chaine assez basse pour éviter l’explosion, mais assez rapide pour produire assez de chaleur. Un peu comme si vous utilisiez pour vous chauffer une bougie sur laquelle vous versez de l’essence : versez trop lentement et la flamme remontera dans votre bidon ; versez trop vite et vous aurez un feu qui se répand autour de la bougie.

 

C’est une technologie dangereuse car elle demande une très grande maitrise technologique donc très sensible aux accidents.

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